lundi 2 février 2015




 Les fractures
I°) Définition d’une fracture :
       La fracture est une solution de continuité d’un os. Elle survient en général après un traumatisme ayant une certaine violence ; Mais parfois sur un os déjà altéré(fracture pathologique).
II°)Les différents types de fractures :
      Il existe plusieurs sortes de fractures :
Ø Les fractures fermées.
Ø Les fractures ouvertes.
Ø Les décollements épiphysaires.
1)    Les fractures fermées :
Elles peuvent être directes ou indirectes :
a)Les fractures fermées directes :
La fracture survient au point d’application du traumatisme.
b)Les fractures fermées indirectes :
Différents mécanismes peuvent être invoqués :
Ø La flexion par modification d’une courbure osseuse.
Ø La torsion : fracture spiroïde.
Ø La traction musculaire peut déterminer un arrachement épiphysaires.
Ø La compression.



c) cliniquement :
  Les signes dépendent du siège de la fracture, mais certains symptômes sont en commun :
Ø La douleur au niveau du foyer de la fracture.
Ø L’impotence fonctionnelle.
Ø La déformation du segment fracturé.
Ø La mobilité anormale et la crépitation.
d)La radiologie montre :
Ø Un trait transversal, oblique, spiroïde ou longitudinal.
Ø Le déplacement et l’état des fragments(si les fragments sont nombreux on parle de fracture communicative). L’importance du déplacement est variable :
v La fracture peut être incomplète :
Ø  Simple trait de fracture, fissure.
Ø  Fracture sous périostée : l’os est atteint alors que le périoste est intact.
Ø  Fracture incomplète chez l’enfant réalisant une fracture en bois vert.
v L’atteinte de l’articulation : Elle peut se traduire par :
Ø  Un trait visible à la RX en se prolongeant vers elle.
Ø  Par un fragment acéré venant embrocher une synoviale voisine.
2)    Les fractures ouvertes :
Se sont les fractures dont le foyer communique avec l’extérieur par une plaie des parties molles.
a)     Les causes :
     Elles peuvent être directes ou indirectes :
§  Directes :
     Le foyer de la fracture a été atteint par une effraction des téguments de dehors en dedans : c’est un risque d’infection
§  Indirectes :
     C’est un des fragments du foyer de la fracture qui par sa nature acérée ou son important déplacement a fait une effraction des téguments de dedans en dehors.
b)Clinique :
    Le diagnostic est évident avec une petite plaie ou au contraire une plaie importante laissant voir l’os qui peut même sortir de la plaie.
    L’examen apprécie :
Ø L’état de la plaie, l’importance de l’hémorragie et la contusion musculaire.
Ø Son degré de souillure : terre, fragments de vêtements……
Ø La présence d’éventuels projectiles : balle, fragment de métal….
Ø Préciser l’heure de l’accident.
Ø L’âge et les antécédents du blessé.
Ø L’état des lésions associées.


3)    les décollements épiphysaires :
a)     Définition :
C’est une lésion traumatique favorisée par la présence de cartilage de conjugaison à l’extrémité de la diaphyse des os longs
b)    Etiologie :
Il ne se voit qu’au cours de la croissance entre 7 et 15 ans avec prédominance chez les garçons.
En général c’est un traumatisme indirect qui arrache la diaphyse de l’épiphyse et détermine soit un décollement épiphysaire soit une fracture associée.
  Le siège peut être loin du coude, près du genou mais surtout à l’extrémité du radius.
c)clinique :
    Les signes sont :
Ø Œdème, ecchymose, douleurs et impotence fonctionnelle.
Ø Le déplacement est associé à la réaction articulaire voisine.
d)La radiologie montre le siège du décollement :
Ø Chez le nourrisson : au niveau de l’épiphyse entièrement cartilagineuse.
Au niveau de l’épiphyse ossifiée.

dimanche 1 février 2015




L'abcès amibien du foie
Introduction :
  Les progrès réalisés ces dernières années dans le domaine des explorations morphologiques, et la découverte de nouvelles molécules d’antibiotiques de plus en plus efficaces ont considérablement améliorés le pronostic de l’abcès hépatique. Toutefois, son incidence reste importante puisqu’il arrive au 2ème rang après le traumatisme de la pathologie hépatique à caractère urgent.
I°) définition :
   C’est une cavité néoformée, contenant du pus, circonscrite, creusée dans le parenchyme hépatique, causée par l’amibe qui gagne le foie par voie veineuse à partir de l’intestin.
   C’est une complication majeure de la dysenterie amibienne aiguë.
   La maladie touche particulièrement l’homme. Elle est fréquente en Egypte, en Afrique du nord, en Inde et l’Indochine
II°) Rappel parasitologique :
       Elle se fait selon un double cycle :
a)     Le cycle non pathogène :
          Chez les porteurs sains : l’amibe du type munita se nourrit des bactéries et des divers débris dans le gros intestin. Elle se multiplie par scissiparité. Les amibes donnent naissance aux kystes mûrs typiques à quatre noyaux.
      b)Le cycle pathogène :
            Il est caractérisé par l’accroissement de la taille des amibes qui deviennent hématophages ( type hystolitica)  qui se transforment en amibes du type munita et en kystes à 4 noyaux .
           La transmission des kystes est assurée par l’eau de boisson polluée , les crudités souillées  par le sol fécalisé et par les aliments contaminés par les mains sales des porteurs de kystes.
     III°) Le diagnostic précoce :
v Devant le tableau d’une hépatite aiguë chez un homme d’âge moyen ayant séjourné dans un pays  d’endémie et pour lequel on retrouve les antécédents de dysenterie amibienne.
v La douleur : elle siège au niveau de l’hypochondre droit , irradiant en bretelles vers l’épaule droite.
v L’examen retrouve une hépatomégalie douloureuse.
v Les signes généraux : température =39°, pouls rapide, teint pâle et terreux .
v Parfois on peut se retrouver devant un tableau atypique :
Ø Un ballonnement abdominal aiguë.
Ø Un état toxi-infectieux sévère pseudo-typhoïdique.
Ø Soit une symptomatologie pleuro-pulmonaire( fièvre, toux, râles crépitants, pleurésie purulente).
Ø Soit une symptomatologie digestive avec des épisodes d’ictère et altération de l’état général.
Ø Parfois on se retrouve devant une cirrhose hépatique avec hypertension portale.

v Le diagnostic peut se poser devant une complication :
Ø L’ouverture du kyste dans les bronches réalisant la vomique.
Ø Pleurésie purulente.
Ø Tableau d’angiocholite aiguë.
Ø Epanchement péricardique.
Ø Péritonite localisée ou généralisée.
Ø Choc anaphylactique.
Ø Fistulisation ( peau).
IV°) Le diagnostic positif :
1)    L’interrogatoire :
Ø Recherche un séjour en pays d’endémie.
Ø Retrouve les antécédents de dysenterie amibienne.
Ø Précise un facteur favorisant ( alcoolisme, paludisme).
2)L’examen clinique retrouve:
Ø Le malade agé entre 20 ans et 5à ans se présente avec un tableau infectieux avec des signes locaux au niveau de l’hypochondre droit:
a)Phase de foyer fermé:
              Fièvre,douleurs pontannées, douleurs provoquées, hépatomégalie et des signes respiratoires
     b)Phase de foyer ouvert:
             L’état du malade est altéré avec accentuation des signes généraux.
3)Les examens biologiques:
Ø FNS montre une hyperleucocytose avec polynucléose.
Ø VS est augmentée.
4)Autres examens :
Ø Examen des selles à la recherche des amibes.
Ø Immunoéléctrophorèse.
Ø Immunofluorescence.( mise en évidence des anticorps anti-amibien)

5)Les examens radiologiques :
Ø ASP montre une image en coucher de soleil ou en brioche ou en fenêtre de mosquée.
Ø L’artériographie, la sérologie amibienne ,l’échographie et la scintigraphie.

6)les examens endoscopiques : 
Ø Le rectoscopie à la recherche des signes d’amibiase intestinale.
V°) Le diagnostic différentiel :
Ø Cancer primitif du foie.
Ø Hépatite infectieuse.
Ø Paludisme.
Ø Abcès d’angiocholite.
Ø Abcès appendiculaire.
Ø Abcès typhique.
Ø Abcès staphylococcique.
VI°) TTT :
Ø Quand l’abcès est de petite talle(Inférieure à 5cm de diamètre), le TTT est médical : Pénicilline + aminoside + Métronidazole.
Ø Quand l’abcès est volumineux : ponction et drainage per-échographique + TTT médical.
Ø La chirurgie est réservée après échec de la ponction et drainage per-échographique et aux abcès fistulisées ou rompus.

samedi 31 janvier 2015




Les lésions traumatiques
des muscles et des tendons
I°) les lésions traumatiques des muscles :
        Elles sont au nombre de trois :
   1)Les contusions musculaires :
        Elles sont caractérisées par :
Ø La stupeur : impossibilité de se servir du muscle atteint.
Ø L’ecchymose.
Ø L’hématome intramusculaire.
Ø La présence d’une masse liquidienne qui peut soit s’infecter soit donner lieu à un ostéome.
§  C A T : Comme un abcès chaud.
   2) Les ruptures musculaires :
        Elles sont dues à la contraction violente du muscle lui même. Elles surviennent à partir de 40 ans et sont caractérisées par :
Ø Douleurs importantes au moment de la rupture.
Ø Craquement net.
Ø Impotence fonctionnelle au niveau du groupe musculaire.
Ø Tuméfaction importante.
Ø Ecchymose secondairement.
§  C A T :
Ø En cas de rupture incomplète : mise au repos  et kinésithérapie.
Ø En cas de rupture complète : intervention chirurgicale + suture.
  3)Les plaies des muscles :
      Elles sont dues à un objet tranchant ou projectile. Il peut s’agir d’une section complète ou incomplète ou perte de substance.
§  Les lésions associées : nerfs, vaisseaux ou fracture.
§  Les complications : la gangrène gazeuse, l’infection.
§  TTT : Antibiothérapie et immobilisation plâtrée.
II°) Les lésions des tendons :
1)    Les plaies et section des tendons :
     L’atteinte peut intéresser :
Ø Les tendons fléchisseurs et extenseurs de la main.
Ø Les tendons fléchisseurs et extenseurs de l’avant bras.
Ø Le tendon d’Achille.
Ø Le tendon rotulien.
L’agent traumatique est le plus souvent tranchant : couteau, verre….
§ Clinique :
Ø Impotence fonctionnelle.
Ø Parfois tendon visible au fond de la plaie.



§  TTT :
Ø Réparation du segment sectionné.
Ø Plâtre à garder pendant 3 semaines.
Ø Parfois greffe en cas de lésion ancienne et parte de substance .
2)    Les ruptures des tendons :
Les plus atteints sont :
Ø Le tendon d’Achille.
Ø Le tendon rotulien.
Ø Le tendon du long biceps.
Clinique :
Ø Claquement sec s’accompagnant d’une douleur vive parfois syncopale.
Ø Impotence fonctionnelle.
Ø Ecchymose et peu d’œdème
TTT :
Idem avec couverture cutanée.